Découvrez en cliquant ICI notre rapport d’activités de l’année 2025 :

L’édition 2025 des ADDT (Ateliers du Développement Durable des Territoires) était organisée par le CPIE Mayenne, et a eu lieu le 23 octobre à Laval (53)

Les ADDT sont un espace de réflexion dont l’ambition est de faire de la transition écologique un enjeu compris et partagé entre les acteurs.

Ils permettent de croiser les regards sur une problématique d’enjeu régional, avec les partenaires des CPIE et construire une culture commune basée sur les échanges entre des expériences de terrain et des experts.


Cette année, l’accent a été mis sur « les leviers et la légitimité [des collectivités] pour accompagner les mutations agricoles et la transition écologique ».

Est-ce le rôle des collectivités locales d’accompagner ces mutations agricoles ?
Dans le contexte des nombreuses actualités agricoles et environnementales, il semblait important de proposer un espace pour réfléchir ensemble :

  • le maintien d’une agriculture durable et résiliente à l’échelle communale et intercommunale, et les outils à disposition pour avancer sur les sujets liés au foncier agricole, l’alimentation locale et durable,
  • les outils à disposition des collectivités pour avancer sur les sujets liés au foncier agricole, l’alimentation locale et durable
  • également questionner les projets émergents sur les territoires (par exemple l’agri-voltaïsme).

Cette année encore, cet événement a été marqué par la qualité des interventions et la pluralité des thèmes proposés en ateliers.

Après une conférence en plénière, ce sont pas moins de 11 ateliers qui se sont succédés en 3 sessions tout au long de la journée, sur des sujets très variés, tels que : 

  • la politique agricole communale,
  • la préservation de l’eau,
  • les Paiements pour Services Environnementaux (PSE),
  • l’installation agricole…

Retrouvez ci-dessous quelques extraits des rapports d’étonnement des intervenant·es et participant·es.
Retrouvez au lien suivant le rapport d’étonnement complet de la journée : https://bit.ly/4c6wp1R

Pauline Salcedo, élue à Blois et spécialiste en transition agricole & alimentaire

Oui, nourrir durablement est possible. Selon la FAO, il est tout à fait possible de nourrir l’humanité avec une agriculture durable, biologique et paysanne, à trois conditions :

  • Réduire le gaspillage alimentaire ;
  • Faire évoluer les régimes alimentaires (notamment en diminuant la part des protéines animales) ;
  • Repenser les circuits et filières de distribution

Comment agir concrètement à l’échelle des territoires ?

1. S’autoriser à agir et retrouver la légitimité politique
2. Monter en compétence et s’inspirer
3. Élargir le cercle des acteurs
4. Dépasser la morale pour démontrer l’intérêt collectif
5. Vigilance face aux projets agro-énergétiques
6. Penser l’urbanisme alimentaire

En conclusion : oser agir malgré les obstacles

Denis Leduc, co-président de l’URCPIE

“Occupant 67 % de l’espace ligériens, ayant un impact déterminant sur les enjeux environnementaux et de santé dans le sens « one health » il est indispensable que l’avenir de l’agriculture se définisse dans un projet sociétal, avec, à la clé, un nouveau contrat social passé entre les paysans et les citoyens. ”

Jean Thouroude, co-président de l’URCPIE

“ Cette journée, riche en retours d’expérience, nous montre que les modèles agricoles sont à discuter et à construire par tous, dans un travail de consensus entre toutes les parties prenantes : les agriculteurs, les collectivités territoriales et les citoyens. Voilà un des enjeux prioritaires d’aujourd’hui pour préparer demain ! ”

Frédéric Wallet, Docteur en économie & Chercheur à l’INRAE Toulouse

A partir des riches exposés lors des ateliers, quelques lignes de réflexions peuvent être esquissées pour définir des logiques d’intervention des collectivités locales pour accompagner les mutations agricoles et la transition écologique.

1. Gouvernance et organisation collective
Penser de nouveaux modèles de gouvernance
Elaborer des dispositifs adaptés
Articuler les domaines d’intervention des collectivités locales pour une approche systémique

2. Stratégies et modèles de développement
Raisonner les choix de modèles
Envisager les étapes vers plus de sobriété des usages et des pratiques

3. Transition écologique et résilience
S’outiller pour penser les trajectoires de transition écologique
Identifier les leviers de transformation et favoriser les processus d’apprentissage

4. Accompagnement et innovation

5. Formation et montée en compétences

6. Animation et mobilisation

Pour la première fois depuis 35 ans, le réseau dispose d’un nouveau logo, d’une nouvelle charte graphique et d’une signature « Le vivant en commun ». Cette transformation est le fruit d’un travail collectif et d’une vaste concertation à l’échelle du réseau. 

Le réseau des CPIE dévoile sa nouvelle identité visuelle, une étape importante dans une dynamique portée par l’Union nationale des CPIE.

Elle traduit ce que nous sommes au quotidien : un réseau de 90 associations locales et régionales, ancrées dans leurs territoires, engagées ensemble pour l’action commune. À travers ce nouveau logo, nous affirmons notre rôle de trait d’union, facilitateur entre une grande diversité d’acteurs et actrices (habitantes et habitants, collectivités, associations et réseaux, entreprises…).

Sur notre territoire, cet engagement prend vie à travers des actions concrètes : animations et sensibilisation pour tous les publics, accompagnement de projets en faveur de la biodiversité, inventaires du vivant, ou encore initiatives locales construites dans le dialogue et la coopération.

Nous avons notamment adopté cette nouvelle signature :  Le vivant en commun.

Par ces quelques mots, nous affirmons que le vivant est d’intérêt commun, nous devons le chérir collectivement.

Mais qui est-ce que cela concerne ? Nous retournons la question : qui n’est pas concerné ?

La véritable urgence : mobiliser à l’échelle d’un territoire toutes les parties prenantes qui peuvent avoir un impact positif ou négatif sur le vivant.

Cette évolution marque une nouvelle étape pour mieux faire connaître nos missions, valoriser nos savoir-faire et renforcer notre action face aux défis environnementaux, sociaux et démocratiques.

 L’URCPIE co-rédactrice d’une tribune aux côtés de partenaires ligériens engagés pour la biodiversité et l’éducation à la transition écologique et sociale.

Suite à la suppression, pure et simple en 2026, des subventions du Conseil Régional à l’URCPIE, nous avons pris l’initiative d’une rencontre avec 8 structures environnementales régionales, toutes plus ou moins touchées par ces coupes budgétaires : 

Bretagne Vivante, le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) des Pays de la Loire, le Comité 21 Grand Ouest, France Nature Environnement (FNE) des Pays de la Loire, le GRAINE des Pays de la Loire, le Groupe d’étude des invertébrés armoricains (GRETIA), la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) des Pays de la Loire et la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN). 

Face aux défis climatiques et de biodiversité à relever, ces suppressions de financement sont tout à fait incompréhensibles et notre démarche commune vise à rappeler l’urgence à agir pour préserver le vivant et à en faire à tous les niveaux de responsabilité une priorité. C’est l’objet de la tribune que nous avons collectivement écrite et publiée en novembre 2025.

Lire la tribune : https://cloud.urcpie-paysdelaloire.org/index.php/s/wfsDkcioGmqdzXE

Suite à cette tribune inter-associative, la dynamique engagée continue. Pour poursuivre notre but commun : atténuation et adaptation aux dérèglements climatiques, protection du vivant, nous avons décidé de nous réunir régulièrement afin de partager nos actualités et, potentiellement, mutualiser des ressources, porter des actions en commun, communiquer et porter politiquement des plaidoyers.

Nos structures sont différentes, historiquement, en termes de positionnement, d’objectifs, de thématiques traitées. C’est pourquoi une bonne connaissance mutuelle et partagée s’avère un préalable à toute action collective.

Dans un moment crucial où nous savons scientifiquement et collectivement que les mutations à engager sont profondes et inévitables. Nous pensons résolument que les partenariats réels et les coopérations sont plus efficients que les concurrences entre acteurs. Sans naïveté, l’URCPIE décide de s’engager dans cette voie avec tous ses partenaires

 Les CPIE continuent d’échanger sur les applications concrètes de la démarche de facilitation de l’action commune en territoires.

La préservation du vivant est un sujet complexe qui nécessite aujourd’hui une mobilisation large de tous les acteurs en territoire. Il est désormais nécessaire de faire émerger des modes de gestion en commun.

Dans le cadre de la feuille de route commune du réseau national des CPIE et sous l’impulsion de l’Union nationale des CPIE, les CPIE ligériens explorent et expérimentent la posture de structures facilitatrices de l’action commune en territoire.

Dans son rôle d’accompagnatrice, l’URCPIE a proposé pour la 3ème année consécutive, une journée d’approfondissement inter-CPIE qui a eu lieu le 19 février dernier à Angers. 

Dans un premier temps, les participant·es ont bénéficié d’un apport théorique sur les principes et méthodes de la facilitation territoriale, ainsi que sur les dynamiques de coopération.

Parmi les contenus proposés, nous retrouvions : 

La démarche de l’approche patrimoniale, qui comprend 

L’approche patrimoniale, qui comprend :

  • des concepts
  • des problématiques (ex. des tensions entre acteurs)
  • des méthodologies de facilitation stratégique
  • des outils (ex. audit patrimonial)
  • des savoir-être

Les outils de la facilitation de l’action commune

  • l’audit patrimonial
  • les séminaires de rencontre active
  • l’écoute active

Les liens entre coopération et posture de facilitation de l’action commune

Des points communs entre les démarches

  • les acteur·rices / individu·es et leurs inter-relations
  • les dynamiques territoriales / contextes locaux
  • la construction graduelle à partir de bases élaborées conjointement 
  • des “ingrédients” : la confiance, la protection de la parole, un cadre / méthode d’intelligence collective

La réciprocité des démarches

Similarité dans les postures

Animation (territoriale) – Négociation (d’accords) – Régulations (de rapports de pouvoirs) – Ecoute

Dans un second temps, 4 retours d’expériences de CPIE impliqués dans ces démarches ont pu être partagés, notamment autour du bocage, de la gestion de l’eau ou encore des liens entre santé et biodiversité.

Ces journées sont précieuses pour les équipes, qui peuvent découvrir la manière dont leurs homologues d’autres territoires expérimentent, aux côtés de nombreux acteurs, cette nouvelle posture. 

Retour sur la journée de rencontre annuelle des CPIE des Pays de la Loire du 11 décembre 2025

Le 11 décembre 2025, l’URCPIE a proposé à ses membres de se retrouver pour la journée régionale au CREPS des Pays de la Loire, à la Chapelle-sur-Erdre. Cette journée permet de prendre de la hauteur sur des sujets prégnants pour nos associations, et laisse aussi place à de réels temps d’échanges entre administrateur·rices et salarié·es pour forger une culture commune inter-CPIE mais également au sein des CPIE. 

Cette année, le Conseil d’Administration de l’URCPIE, et un petit groupe composé de membres du Bureau et du Comité de Direction, a construit une matinée de plénière dédiée au sujet suivant : Vivre et faire vivre nos associations CPIE, un engagement quotidien, thématique faisant écho à la démarche #çanetientplus du Mouvement Associatif, en lien avec le contexte budgétaire des associations notamment.

Dans un premier temps, nous avons fait intervenir Samuel Rigaudeau, de la DRAJES* pour une conférence sur le fait associatif. Dans un second temps, des salarié·es des CPIE et de l’URCPIE ont contribué à une table ronde sur les pratiques de gouvernance et de mobilisation de la vie bénévole de leurs structures. Enfin, un débat mouvant « Où en sommes-nous dans nos coopérations ? » est venu clôturer la matinée.

Cette matinée a été l’occasion de se remémorer la valeur que nous accordons à nos modèles associatifs à travers non seulement un rappel des spécificités du secteur, de son impact socio-économique, de ses menaces et enjeux pour l’avenir, mais également au regard des capacités de nos associations à accompagner les transitions écologiques et sociétales. Nous nous sommes également questionné·es sur l’intérêt que nous portons aux projets associatifs de nos structures, à notre engagement individuel et comment, chacun·e à son niveau, s’y implique ou peut s’y impliquer pour accompagner sa gouvernance, son développement et asseoir sa reconnaissance.

L’après-midi, 6 ateliers étaient proposés sur les thématiques suivantes : 

  • santé-environnement, 
  • communication, 
  • administrateurs et administratrices, 
  • nature en ville, 
  • animation-EETE, 
  • agriculture-alimentation-biodiversité.

Petit focus sur l’intervention du matin : 

Samuel Rigaudeau et la DRAJES

Délégué régional à la vie associative & Responsable de la mission Vie associative à la Délégation Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports.

L’intervention a apporté des éclairages sur le monde associatif, notamment :

  • des chiffres clés nationaux, régionaux et départementaux dont la dynamique incontestable du secteur, ainsi que sa part dans l’emploi privé (près de 10% en Pays de la Loire)
  • les évolutions dans les dynamiques d’engagement bénévoles (y compris les fragilités sociales et de genre)
  • les évolutions des dynamiques budgétaires (subventions publiques en baisse depuis de nombreuses années, et plus fortement dans le secteur de l’environnement)